Les médecins “addict“ au web !
Près de 77% des médecins généralistes et 58% des spécialistes déclarent se connecter sur internet en présence d’un patient pour lui donner des informations sur une pathologie ! Ces chiffres extraits de l’étude CESSIM 2009/2010 démontrent, s’il en est encore besoin, l’omniprésence de la médecine participative 2.0 (accès aux informations médicales présentes sur internet) tant au niveau des patients qu’à celui, plus décrié des médecins…
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Ces français qui surfent sur internet !
Extrait de l’étude réalisée par GFK sur les internautes et la santé
Premier enseignement, ils sont représentatifs de la population générale en termes d’âge, de situation familiale, de CSP et de régions, bien qu’on les trouve plus souvent dans les zones rurales où l’accès aux professionnels de santé est plus difficile.
Second point, un quart d’entre eux le font fréquemment.
Notre point de vue : Devenu un canal incontournable des annonceurs aujourd’hui, Internet s’impose d’autant plus dans le domaine de la santé, secteur de forte implication et de grandes interrogations de la part du public.
Troisième point, les sites de vulgarisation, tels Doctissimo arrivent largement en tête des sources d’informations utilisées, alors que les forums et encyclopédies en ligne sont en retrait, au même titre que les sites des entreprises de l’industrie pharmaceutique dont les visites par le public restent confidentielles.
Web 2.0 oblige, les réseaux sociaux émergent aussi dans l’univers de la santé, porteurs de valeurs de proximité, d’efficacité et de pertinence de l’information diffusée ainsi que de confiance et de fiabilité, valeur que ne portent pas les forums de discussion.
Notre point de vue : Les Internautes santé vérifient peu leurs sources d’information et espèrent repérer les sites auxquels ils peuvent faire confiance, les sites d’information générale santé dont la vitrine est importante et le contenu apriori validé (Doctissimo), et le bouche à oreille (réseaux sociaux).
Quatrième point, l’objet des recherches porte plus sur l’hygiène de vie et les pathologies que sur les médicaments, et l’information sur Internet influence peu les achats en pharmacie ou parapharmacie ou les demandes lors des consultations chez le médecin. Il s’agit donc plus d’un complément d’information en amont ou en aval de l’acte d’achat à proprement parler.
Notre point de vue : Une recherche d’information plus «problèmes» ou «règles de vie» que «solutions produits»à ce stade : un marché encore jeune en cours de maturation.





